Gwen Keraval

 

 

Auteur de l'affiche de notre 9ème salon du livre d'aventures, Gwen Keraval fut notre invité sur Africa.Lire en 2010 pour « Lâche pas la patate : mots et expressions francophones », il publie cette année deux livres en lien avec les Pays du Nord : Noulouk et Le fils qui sauva son père.

 

Interview

Gwen Keraval, vous dessinez pour la jeunesse, la presse, la publicité… et vous faites bien d’autres choses encore ! Quel est votre domaine de prédilection ?

J'illustre des livres jeunesse, mais aussi beaucoup de jeux et jouets, des puzzles, des articles pour les magazines, c'est assez diversifié. J'aime bien expérimenter des choses en illustration, changer de support et de contraintes. J’invente. Tous les publics m’intéressent. Les histoires sont différentes, mais les enfants sont souvent plus ouverts aux images moins cohérentes, plus abstraites, ils sont plus réceptifs à la poésie !

Vous avez conçu cette belle affiche pour le salon « Terres Nordiques ». Que représente pour vous le personnage central de cette composition : un chasseur-pêcheur, un gardien des terres nordiques, un personnage de saga… ?

Tout cela à la fois. L’image est un support à l’imagination. Chacun peut se construire son histoire. Personnellement, je suis touché par  l'histoire des Inuits, comme celle des peuples qui vivaient encore il y a peu de temps en harmonie avec la nature. C’était avant l'arrivée des occidentaux et avec eux la perte de leur culture.Un équilibre fragile a été détruit par notre faute. Il faut préserver ce qu'il reste de leur mode de vie, et surement s'inspirer du rapport à la nature qu'ils avaient.

 

 

Comment vivez-vous l’aventure ?

Je suis un rêveur, un expérimentateur. J’aime les belles rencontres et la nature. J'imagine la vie des mes ancêtres explorateurs. Un "ballon dirigeable", évoque pour moi le mot "aventure", peut être depuis l'époque où je lisais Jules Verne. Les histoires de voyages en aérostats sont récurrentes. Il y a véritablement eu quelques voyages d'études scientifiques aux pôles dans les années 30, ce n'est donc pas complètement déplacé. J'aime bien aussi la silhouette du ballon dirigeable, c'est quand même très chouette à dessiner, j'aurais bien aimé pouvoir survoler les étendues glacées à bord d'un Zeppelin. Voir la planète de haut, au soleil de minuit, distances infinies. On peut aller très loin…

Propos recueillis par Bruno Wagner

 

Pour en savoir plus, consultez le blog de Gwen Keraval : http://blog.gwenkeraval.com