Association Normandie Guinée (ANG)
En cours de création, l'ANG propose des actions dans les domaines suivants:
- Le développement de l’agriculture familiale (jardins, maraîchage…)
- La valorisation de terres agricoles (notamment cultures vivrières)
- Le mieux être social (formation et valorisation du rôle des femmes par le biais des groupements féminins)
- La protection de l’environnement (urbain et rural).
Pour une agriculture familiale
Jean LEFEVRE, aujourd’hui 85 ans, a depuis presque 20 ans, créé des dizaines d’hectares de jardins et maraîchages en Afrique (dons de semences potagères, formation…).
Il a multiplié les voyages au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina et surtout en Guinée.
Cette activité fondatrice de l’Association d’Aide aux Pays Francophones (AAPF) est aujourd’hui reprise par l’Association Normandie Guinée (ANG) après un passage de relais effectué fin 2007 entre Jean LEFEVRE (AAPF) et Jean-Pierre LEBOUTEILLER (ANG).
Pourquoi soutenir la petite agriculture familiale ?
- Parce qu’elle contribue d’abord à l’alimentation de l’exploitant (qui est souvent une femme) et sa famille ;
- Parce qu’elle est proche de la demande et s’adapte de manière flexible aux marchés locaux ;
- Parce qu’elle crée des emplois stables ;
- Parce qu’elle ne nécessite pas de mécanisation ;
- Parce que le paysan est motivé et trouve, dans la condition de producteur, un surcroît de revenus et de dignité.
Comment soutenir l’agriculture familiale ?
Plusieurs conditions sont nécessaires pour que les petites exploitations soient réellement profitables et durables :
- Que le marché local soit bien analysé et suivi ;
- Que les petits producteurs aient accès aux facteurs de production (semences, terres valorisées, micro crédit le cas échéant) ;
- Que les paysans soient formés à la pratique d’une agriculture qui préserve la fertilité du sol et ménage les autres ressources naturelles (eau notamment) ;
- Que l’agriculteur ait appris à gérer son entreprise ;
- Que la commercialisation soit organisée et la valeur ajoutée rémunérée à sa juste valeur ;
- Qu’un accompagnement technique et un conseil en gestion suivent le petit producteur.

L’appui à tel dispositif passe, par expérience, par la contribution de compétences locales (ONG, associations, unions de groupements féminins).
Le rôle d’ONG, comme la nôtre, est d’apporter un accompagnement méthodologique et le soutien matériel et financier décisifs à l’atteinte d’un développement pérenne.
En guise de conclusion
La reconstruction de l’agriculture familiale (car il faut bien parler de reconstruction) garantit une moindre dépendance à l’égard des cours des matières premières. 1
«C’est à l’écart des impacts meurtriers et des fluctuations de la mondialisation, par une approche locale et suivant des pratiques anciennes améliorées que réside, pour une bonne part, la clé de la sécurité alimentaire des pays pauvres». 2
1 La Guinée importe son riz de Chine alors qu’elle a tout le potentiel pour atteindre son autosuffisance.
Voir le site planetngo.org
