Les témoignages
Nous avons participé aux salons précédents. C'était passionnant.
Cathy
"J'aime les gens, les livres, le partage et je milite pour l'accès de tous à la culture. C'est l'essence de mon métier de bibliothécaire. Alors, le salon, c'est complétement ça mais concentré sur quatre jours : il y a beaucoup de gens, il y a beaucoup de livres, il y a beaucoup à partager et tout est entièrement gratuit ! En quatre jours, que du bonheur !" Cathy, bibliothécaire.
Bruno
Quelle diversité ! Le salon permet de rencontrer des auteurs si différents. L'aventure ne se limite pas à un genre. Il y a toutes sortes d'aventures. Voilà pourquoi j'aime venir ici : c'est l'ouverture au monde.
Micky
« Cela devient tellement intéressant que l’on désire en faire plus »
On commence par se familiariser avec les livres, les arranger, les placer sur table pour les mettre en valeur. Puis on prend de l’assurance et on va faire connaissance avec les auteurs. On s’intéresse à eux, on leur facilite leur présence sur le salon. On se met en relation avec le public. Et on a envie aller plus loin, parce que cela devient tellement intéressant.
Evelyne
« J’ai osé inviter un auteur à la maison. »
Une petite appréhension en recevant le premier auteur chez moi. Le trac. En fait, aucun souci. Quand je lui avoue un peu ma difficulté, il me démontre que, quand il arrive quelque part, il ne connaît personne; et pourtant...tout se fait naturellement. Un réflexe simple de citoyen du monde. « Je viens d'ailleurs, je viens découvrir ton ailleurs. » Je suis captivée. C’est la vraie rencontre. Et moi qui ne désire pas prendre l’avion, j’entends ici des aventuriers qui racontent tellement bien que le rêve devient réalité.
Claire
« Chaque fois que je vois leurs livres, je repense à eux »
Ils sont venus chez moi. J’ai accueilli des auteurs lors de chaque salon depuis le début. Grâce à leur présence, je me suis sentie très proche d’aventures que je ne ferais jamais moi-même. Maintenant quand je vois tous leurs livres sur mes étagères, je repense à eux. Leurs personnalités, leurs aventures me reviennent immédiatement à l’esprit (que de temps forts !) Je continue à suivre leurs parcours. Je m’intéresse à leurs périples.

Evelyne
« On a réussi »
En venant participer au salon c’est : adrénaline assurée, piment et surprises. Cela reste un très bon souvenir car « on a réussi »
Marie-Christine
"Inoubliable"
Mon meilleur souvenir ? C’est lorsque j’ai accueilli chez moi « Jikiti », un chaman d’Amazonie pour deux soirées et deux nuits. Un peu d’angoisse, beaucoup de curiosité et au final une rencontre éclatante avec quelqu’un d’une grande richesse qui me racontait son initiation chamaniste avec son grand-père dans la forêt amazonienne, tandis qu’il découvrait nos plateaux de fromage avec gourmandise. Ce fut un formidable échange de cultures en toute simplicité. Inoubliable.

Martine

extrait du livre d'or 2005
Damien
Aujourd'hui en Nouvelle-Zélande, cela fait bientôt un an que je suis parti de France...
Comment coucher sur le papier mes impressions du Salon du Livre d'Aventure de Vernon ?
Ca me fait une drôle d'impression, d'ailleurs, qu'on me demande mes impressions
sur le Salon.
C'est quelque chose de tellement évident pour moi. Et de tellement important
aussi.
Je pourrais expliquer, raconter, dans l'ordre. Pas trop mon genre. Alors je
préfère raconter dans le désordre.
Par exemple, il y a quelques mois, j'étais assis sur cette même chaise pliable de randonnée, mais je l'avais posée sur une croûte de sel dure comme du ciment. J'étais sur le Salar de Tunupa, en Bolivie, le plus haut et vraisemblablement le plus grand salar, ou lac salé asséché, du monde. 150 kilomètres de sel immaculé, d'est en ouest et du nord au sud, à 3800 mètres d'altitude. J'étais assis là haut et je pianotais sur mon ordinateur portable, tout pareillement.
Ou encore, tiens... je repense à cette journée hors du temps passée dans les ruines de la citée inca du Machu Picchu. Les bancs de brume jouaient à cache cahce avec le soleil du printemps péruvien. Et moi je jouais à cache cache avec les promeneurs pour tenter de filmer la citadelle, ce joyau d'architecture inca, vieille d'un demi siècle, dans son plus simple appareil.
Il n'y a pas que des bons souvenirs non plus. Les interminables étendues plates d'Argentine et leurs vents si violents nous ont rendus dingues plus qu'à leur tour. Les cols à 4800 mètres dans la cordillère du Lipez, entre le Chili et la Bolivie, nous ont épuisés pendant 3 semaines d'une traversée digne du plus pervers des raids-aventure. On a dormi dans des aéroports, dans des gares, le long des clôtures dans les champs, on a pas toujours mangé ou bu comme il se doit.
On a rencontré des gens, des gens bons, merveilleux, sensibles, curieux, drôles, généreux. Partout. On nous demande souvent si les pays pauvres ne sont pas dangereux - je ne crois pas, je pense que c'est une question d'attitude. Et de bons sens. On a vécu avec les pauvres petits Boliviens, on a partagé le quotidien des Peuples de l'Altiplano, on a bossé pour les Chinchillas au Chili, on a passé Noel en famille avec les Kiwis... on en fait des choses.
Ca fait bientôt un an que je suis parti de France avec ma belle, sur notre vélo de 3 mètres de long. La première moitié de notre aventure nous a menés de la France à l'Espagne puis à travers l'Amérique du Sud. Pour finir ici.
Ici c'est la Nouvelle Zélande. Au moment où j'écris ces lignes, la tente est plantée dans un vaste champs bordé d'immenses peupliers. Le tandem repose sur sa béquille tricolore. Le vent secoue les branchages, les oiseaux pépient à qui mieux-mieux, derrière moi un petit ruisseau chantonne et Delphine y fait un brin de toilette. Hier, tiens, justement, le compteur a passé la barre des 5000 kilomètres.
Alors quand on me demande ce que je pense du Salon du Livre d'Aventure de Vernon, ou ce que j'en garde, j'ai envie d'ouvrir grand les bras et d'embrasser dans mon geste toutes ces contrées, tous ces pays et surtout toutes ces personnes qui ont fait ma vie depuis un an. Parce que, voyez-vous, avant d'entreprendre ce fabuleux périple, le voyage, le voyage au long cours, je l'ai vécu par procuration, des années durant, sur le Salon du Livre d'Aventure de Vernon.
Un lieu de rencontres et d'échanges, de découvertes et de partage, dans la simplicité, la bonne humeur. De combien de fous globe-trotteurs au regard de braise y ai-je fait la connaissance ?
Ce Salon a planté en moi la graine qui devait croître et un jour devenir mon voyage à moi, mon tour du monde à moi ! Et je puis désormais dire que le Salon est véritablement à l'image de ce qu'il promeut et de ce qu'il promet : sur la route, au hasard de ma vie de nomade, je les trouve et les retrouve, toutes les promesses faites par le Salon, que la vie itinérante est d'une richesse sans fin, que l'amitié, la fraternité, la solidarité ne dépendent pas du temps, mais de l'instant, que l'aventure et le rêve ne sont pas au bout du chemin mais sur le chemin.
Le Salon du livre d'Aventure de Vernon c'est la planète Terre entre deux couvertures de bouquins.
Maintenant j'écris ma propre histoire...
Damien Artero, le 2/2/2007 http://planete.d.free.fr/

